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 Requin tueur, surfeur tué : le requin n’y est pour rien !

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samfor

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Messages : 102
Date d'inscription : 15/07/2013

MessageSujet: Requin tueur, surfeur tué : le requin n’y est pour rien !   Sam 27 Juil - 11:22

Accident de mai 2013 à la Réunion
Vu sur le blog d'Yves PACCALET


http://www.yves-paccalet.fr/blog/2013/05/10/requin-tueur-surfeur-tue-le-requin-ny-est-pour-rien/



Encore un « accident de requin » à la Réunion. Un surfeur est attaqué. Le squale le mord à la cuisse et au bras. Hémorragies fatales… Je m’associe au deuil de la famille. J’aimerais que ce drame ne se soit jamais produit. Mais quand des « responsables » de clubs de surf ou des « responsables » politiques tiennent des discours irresponsables, je m’insurge. Lorsque j’entends des appels du style : « Il faut réguler les populations de squales », je comprends trop bien qu’ils signifient : « Massacrons ces sales bêtes ! » Je me remémore mes plongées avec l’équipe du commandant Couteau, et nos émerveillements quand nous côtoyions les requins. Nous tenions ces poissons pour certaines des plus belles créatures de la mer. Pour des modèles de perfection animale dans l’élément liquide…
À la Réunion, d’après ce qu’en ont rapporté les médias, le surfeur a fait preuve d’une inconscience fatale. L’eau était trouble : dans de telles conditions, qu’on désire surfer ou nager, la plus élémentaire prudence commande de s’abstenir. On doit, de même, redoubler de précautions à l’aube ou au crépuscule, quand la lumière est faible. Au reste, selon ce que j’en ai lu, les drapeaux d’avertissement « Requins ! » étaient hissés sur la plage. Le surfeur les a négligés. Il a agi en touriste, en vacancier préoccupé de consommer le service qu’il avait acheté. Il avait loué une planche de surf, il surferait donc…
Nous avons plongé des centaines de fois avec des requins de toutes tailles, lorsque nous naviguions autour du monde, sur la Calypso. Nous nous sommes fait une idée assez précise des raisons pour lesquelles il arrive que les squales s’en prennent aux humains.
Primo, les requins attaquent rarement notre espèce : en moyenne, chaque année au long du XXe siècle, ils ont mordu environ cent humains et causé cinq morts. Dans la même période de douze mois, les humains pêchent, c’est-à-dire tuent, quelque cent millions de requins de toutes dimensions (je rappelle qu’il en existe plus de quatre cents espèces, dont la moitié mesurent moins d’un mètre de longueur). Si quelqu’un est dangereux pour l’autre, c’est l’homme pour le requin, et non pas le requin pour l’homme.
Secundo, la plupart des grands squales, les inoffensifs requin-baleine et requin-pèlerin, comme les grands carnassiers surarmés (requin blanc, requin-tigre, requin-bouledogue, longimane, peau-bleue, requin citron, grand requin-marteau, etc.), sont en voie de disparition. Leurs effectifs s’effondrent. Ces animaux superbes sont massacrés pour leurs ailerons (qui finissent dans le triste et insipide « potage » oriental). Ils souffrent de la surpêche humaine (qui les réduit à la famine), de nos pollutions et du réchauffement superficiel de l’océan. La survie de toutes les grandes espèces de squales est aussi problématique que celle du tigre, des éléphants, des rhinocéros, du jaguar ou de l’ours polaire.
Les requins n’attaquent pas l’homme pour le manger : ils n’aiment pas notre chair, ils préfèrent le poisson. Ils ne confondent pas non plus le surfeur et sa planche avec une tortue marine : la précision prodigieuse de leurs organes des sens annule cette hypothèse. Les morsures que peuvent nous infliger le requin-bouledogue (impliqué dans le drame de la Réunion) ou ses cousins, relèvent de la défense du territoire. Le squale mord pour protéger son espace vital, qu’il estime violé et reviolé par le nageur ou le surfeur. Le poisson avertit plusieurs fois l’étranger. En plongée, son comportement de menace est clair. En surface, le surfeur ou le nageur ne voient rien : et le prédateur finit par donner le coup de dents fatal…
C’est ici que se pose la question essentielle : au nom de leur « liberté » de surfer – de leur « droit » aux plaisirs de la nature et aux vacances « émotion » –, les touristes oublient que la mer ne leur appartient pas ; que les squales y barbotaient quatre cent millions d’années avant les congés payés ; et qu’en allant chevaucher les vagues dans toutes les conditions, ces intrépides ou ces inconscients se conduisent comme s’ils sautaient à pieds joints dans la cage d’un pitbull et s’étonnaient d’être mordus…
Notre addiction à la consommation effrénée de loisirs est stupide. Elle nous accable de blessures et de deuils. Imagine-t-on, dans un parc naturel africain, un homme ou une femme qui s’en iraient faire leur jogging en pleine savane, à la tombée de la nuit ou par temps de brouillard, au royaume des lions et des léopards ? Ce qu’a osé le pauvre surfeur à la Réunion, l’autre jour, et dont sa vie a constitué le prix, c’est exactement cela. Il aurait pu, tout aussi bien, aller piquer une tête dans une mare à crocodiles, s’aventurer en apnée dans un troupeau d’hippopotames, ou sortir prendre l’air sur la banquise en compagnie ours blancs. Qu’auraient exigé les autorités « responsables » dans de tels cas ? Qu’on élimine tous les lions, toutes les panthères, tous les crocodiles, tous les hippopotames et tous les ours ? Et les serpents, et les araignées, et les moustiques ?
Je m’associe au chagrin de la famille du surfeur tué par un requin à la Réunion, mais j’en conjure mes semblables : si nous voulons jouir de la grande nature, respectons-là ! Ne la considérons pas comme un terrain de jeu ! Apprenons à la connaître et écoutons ceux qui savent ! Cette année, dans les Alpes françaises, près d’une trentaine de skieurs hors piste sont morts, emportés par des avalanches. Dans la plupart des cas, le risque était connu, annoncé, seriné par les médias ; et les drapeaux d’alerte déployés. Les malheureux y sont allés quand même, pour le « fun », parce qu’ils avaient payé leur moniteur, parce qu’ils imaginaient être assez forts ou assez veinards pour s’en sortir.
Le requin et l’avalanche se ressemblent : ils sont l’image sublime et terrifiante de la puissance de cette nature dont nous avons besoin, mais qui peut aussi nous anéantir. La différence entre les deux tient dans le fait que, lorsque quelqu’un meurt sous la neige et les rochers, personne n’ose demander la « régulation » du nombre de coulées dans la montagne.
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